Manuvie – Rien ne vaut un bon conseil.

Rien ne vaut un bon conseil.

Lorsqu’il s’agit de planifier votre retraite, le soutien d’un conseiller financier peut vous être très profitable. Avoir recours aux services d’un professionnel ne devrait être ni embarrassant ni stressant. C’est pourquoi nous avons réuni des renseignements utiles sur les services de nos conseillers financiers. Parcourez cette section pour voir comment ils peuvent vous aider à faire fructifier votre épargne-retraite.

Comment évaluer un conseiller en entrevue : 10 bonnes questions à lui poser

Ce que le conseiller vous demandera : comment vous y préparer

Il n’est jamais trop tard pour obtenir de bons conseils


Comment évaluer un conseiller en entrevue : 10 bonnes questions à lui poser

Vous vous apprêtez à consulter un conseiller qui, vous l’espérez, veillera à la bonne gestion de vos finances et vous guidera vers une retraite confortable.

Vous ne devriez pas vous sentir intimidé, même si vous n’êtes pas un spécialiste des placements ou des finances en général. Après tout, les conseillers financiers le disent eux-mêmes : vous devriez considérer cette rencontre comme une entrevue pour un emploi, en vous mettant à la place de l’employeur.

Si vous souhaitiez embaucher un guide touristique, par exemple, vous chercheriez à connaître son expérience par rapport à l’endroit à visiter. Cette personne est-elle qualifiée pour vous guider dans cet endroit inconnu? Quel genre de service vous offre-t-elle en ce qui a trait au transport, aux renseignements, aux commentaires et aux voyages supplémentaires en cours de route? Ses mandats habituels consistent-ils à guider des groupes de jeunes trentenaires dans des sentiers en montagne ou des retraités dans les jardins botaniques? La personne à qui vous vous adressez sera-t-elle votre guide ou est-ce que ce sera quelqu’un d’autre? Parle-t-elle votre langue? Quel sera le coût total? De quelle façon allez-vous la payer? Sans oublier la compatibilité : s’il s’agit d’une longue visite, vous voudrez sûrement vous assurer que le courant passe entre le guide et vous. Êtes-vous sur la même longueur d’onde?

Bien que cela puisse sembler saugrenu, les mêmes questions (ou presque) se posent lorsque l’on est à la recherche d’un conseiller.

Avant d’arrêter votre choix sur un conseiller, vérifiez d’abord qu’il est non seulement qualifié, mais aussi inscrit, comme la loi l’exige, auprès de l’organisme de réglementation des valeurs mobilières de votre province ou de votre territoire. Consultez le site web des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (www.autorites-valeurs-mobilieres.ca) et suivez les instructions qui s’y trouvent pour savoir comment vérifier l’inscription d’un conseiller, ses antécédents disciplinaires et les sources de nouvelles sur Internet pouvant contenir des renseignements indiquant un danger potentiel ou une piste qui nécessite une attention particulière.

Une fois cette étape effectuée, vous êtes prêt à entrer dans le vif du sujet. Tel que le suggère Sandra Foster dans son livre Who’s Minding Your Money?Financial Intelligence for Canadian Investors (publié chez John Wiley & Sons), classons les questions en catégories.

Premièrement, tout comme vous le feriez avec un guide touristique, informez-vous au sujet du service qu’on vous offre.

  1. À titre de conseiller, quelle sorte de conseils donnez-vous?
    Pour planifier votre retraite, vous aurez besoin d’un plan financier complet. Grâce à votre participation active, votre conseiller est en mesure de créer un portefeuille de titres, en vous recommandant une combinaison de placements et des valeurs mobilières qui répondent à vos besoins en ce qui a trait à vos situations financières et personnelles, vos responsabilités financières et personnelles et vos objectifs de retraite. Votre conseiller devrait également être en mesure de vous proposer des façons d’améliorer votre portefeuille, comme des occasions d’achat et de vente, en fonction des changements survenus dans les marchés et dans votre vie.
  2. À quelle fréquence allons-nous réviser mon plan?
    Votre plan de retraite devrait être examiné au moins une fois par année, mais plus souvent dans les dernières cinq à dix années précédant votre retraite ou tout simplement si votre situation change. Il se peut toutefois que votre conseiller communique avec vous dans d’autres circonstances. Informez-vous de la fréquence à laquelle le conseiller envisage de communiquer avec vous.
  3. Avec qui aurai-je affaire lorsque je téléphonerai au sujet de mon plan ou que je viendrai pour mon rendez-vous d’examen financier ?
    Vous pourriez être surpris : certaines firmes considèrent que la relation à long terme que vous nouez avec un de ses conseillers s’étend au reste de l’équipe. Vous ne faites donc pas affaire avec une seule personne. Un détail qu’il est préférable de connaître à l’avance.
  4. Me fournirez-vous un compte-rendu de nos rencontres?
    Certains conseillers se fient aux relevés mensuels émis par leur firme pour résumer les mesures discutées et mises en œuvre. D’autres vous fourniront par contre un résumé des questions soulevées, des décisions prises et des mesures pertinentes. Il s’agit d’un détail important, étant donné que plusieurs firmes de placement optent de plus en plus pour une approche « libre-service », en diminuant les interactions entre conseillers et clients. Le prochain point à aborder porte sur la relation. Au même titre que vous souhaitez qu’un guide touristique offre des visites et des activités qui correspondent à votre groupe d’âge et à vos intérêts, vous rechercherez un conseiller qui a l’habitude de traiter avec des clients dont la situation est semblable à la vôtre.
  5. Quel est le profil de votre client typique, en matière d’âge et de situation financière?
    Demandez au conseiller de décrire son client typique : son âge, son étape de vie actuelle, l’état de sa situation financière et ses attentes pour la retraite. Déterminez si votre portefeuille sera plus gros ou plus petit que le modèle présenté. Si le conseiller fait affaire avec des clients dont le profil ressemble au vôtre, demandez-lui comment il les a aidés à améliorer leur vision de la retraite et à atteindre leurs objectifs en matière de placements.
  6. Quel est le profil de risque de votre client typique?
    Demandez quel est le portefeuille de placements typique, ainsi que des exemples de placements courants. Si la plupart des clients ont des placements dont le taux de risque est plus élevé que celui avec lequel vous vous sentez à l’aise, vous pouvez demander au conseiller s’il fait affaire avec des clients aisés ou qui ont un revenu disponible plus élevé que le vôtre, ou s’il a l’habitude de proposer principalement des placements ayant un haut taux de risque. Aucune entrevue d’embauche ne serait complète sans aborder la question des coûts. Il ne faut pas hésiter à parler argent.
  7. Comment serez-vous payé?
    Il s’agit là d’une question clé, vu la possibilité que les conseils servent davantage les intérêts du conseiller que les vôtres. Certains conseillers sont payés directement par les commissions qu’ils touchent sur vos opérations, par les frais rattachés au service, par un salaire fourni par l’entreprise ou par une combinaison de ces méthodes. D’autres sont payés indirectement par l’entremise de charges reportées ou de frais administratifs. Les frais administratifs sont versés annuellement au représentant (dans ce cas-ci, le conseiller) par un gestionnaire de fonds commun de placement, tant que l’épargnant demeure propriétaire du fonds. Cette situation peut donner lieu à un conflit d’intérêts. Soyez conscients du fait que certaines recommandations pourraient faire grimper les frais liés aux opérations ou diriger vos placements vers des titres ou instruments financiers en particulier. Assurez-vous d’approuver les décisions prises par votre conseiller. Demandez également s’il y a des frais annuels de base.
  8. Pourriez-vous me donner une estimation des coûts annuels en fonction de mes besoins et de la taille de mon portefeuille?
    Comparez la réponse que le conseiller vous fournit avec l’évaluation des profits que vous rapporteront en moyenne vos placements. Lorsque vous calculez vos profits estimés en y soustrayant les frais et les coûts, le montant que vous obtenez devrait être proportionnel aux risques que vous prenez. Finalement, soulignons l’importance de la compatibilité. La relation que vous établissez avec le conseiller durera idéalement plusieurs décennies et pas seulement quelques années. Tâchez de vous assurer que vous êtes prêt à collaborer à long terme avec le guide financier que vous choisissez.
  9. Quelle est votre philosophie en matière de placement?
    Il se peut que vous ayez du mal à bien saisir la réponse si vous avez peu d’expérience dans le domaine, mais écoutez tout de même attentivement. Le conseiller explique-t-il sa réponse en utilisant des termes que vous comprenez? Sa réponse a-t-elle du sens? Il s’agit d’une question à laquelle le conseiller devrait s’attendre et devrait pouvoir répondre avec une grande facilité.
  10. Pouvez-vous définir les problèmes ou les occasions que présente mon portefeuille?
    La réponse que le conseiller vous donnera peut en dire long sur lui. Si vous n’avez pas encore parlé de votre situation personnelle et financière, de vos responsabilités ou de vos objectifs de retraite, votre conseiller devrait vous questionner sur ces points avant de continuer. Si vous avez déjà discuté de ces sujets, la réponse fournie devrait en tenir compte. Essayez de voir si le conseiller a vos intérêts à cœur. Il s’agit de votre argent, il est donc naturel que vous soyez le centre d’attention.