Il n’est jamais trop tard pour obtenir de bons conseils

Enseignante, mère de deux préadolescents et veuve depuis l’âge de 40 ans, Lily a suivi le conseil que lui a donné un membre de sa caisse populaire. Elle a décidé d’en apprendre davantage sur la gestion de l’argent.

Même si elle possédait quelques économies, son manque de connaissance en matière de finances l’angoissait. Elle a donc consulté cinq conseillers financiers de sa région rurale, en Colombie-Britannique. Mais lorsque la valeur des actions du marché boursier de la haute technologie a chuté au début des années 2000, Lily a été encore plus déstabilisée. « Ils manipulaient mes placements, mais ne me donnaient pas toute leur attention, confie-t-elle. J’étais complètement désorientée. »

Quelques années plus tard, Lily a déménagé à Parksville, sur l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Lorsqu’elle y est arrivée, à l’âge de 51 ans, l’ami d’un ami lui a suggéré de rencontrer Cliff Broetz, un représentant de l’équipe de Placements Manuvie. C’est ainsi que Lily a vraiment découvert ce qu’est la planification financière. Et cinq ans plus tard, elle a pris sa retraite. Aujourd’hui âgée de 60 ans, Lily passe ses journées à jardiner, sachant que ses finances sont entre de bonnes mains.

« Je ne ressens pas le besoin d’examiner mes relevés tous les mois, dit-elle. Je ne me suis jamais sentie aussi rassurée. »

M. Broetz souligne que les gens peuvent avoir différentes raisons de tarder à planifier leurs finances, mais qu’invariablement, tous ont besoin de soutien. « Parfois, les gens font des placements un peu partout, sans penser à élaborer un plan global. Leurs placements se répètent et ils paient trop de frais ; il n’y a aucune cohésion. »

Marvin, âgé de 66 ans, a attendu encore plus longtemps que Lily avant de rencontrer un conseiller. La chute des actions du marché boursier de la haute technologie, qui a tant angoissé Lily, l’a également frappé de plein fouet. « J’ai retiré tous mes placements, avoue-t-il. Je me suis dit : “C’est assez!” »

Puisque Marvin était directeur d’une entreprise d’ingénierie, sa femme et lui bénéficiaient du régime d’assurance retraite de la compagnie et des obligations d’épargne du Canada, en plus d’avoir cotisé à des REER. Mais ils n’avaient pas de plan concret. « Il fallait structurer nos avoirs, dit Marvin. Nous savions que nous devions investir pour faire croître nos placements sans courir trop de risques. »

Ainsi, à l’âge de 64 ans, le couple a rencontré trois conseillers pour enfin arrêter son choix sur Jennifer Black et Janet Baccarani, partenaires et conseillères financières au sein d’une équipe offrant des solutions financières personnalisées, et de Placements Manuvie, à Toronto. Deux ans plus tard, Marvin est officiellement retraité, mais accepte quelques contrats à temps partiel pour rester occuper.

Mme Black affirme que ce type de scénario est plutôt commun et qu’elle rencontre souvent des personnes qui élaborent leur plan financier seulement à la fin de leur carrière. « Les gens commencent à songer sérieusement à leur retraite vers l’âge de 50 ans. »

Pour Lily, il était essentiel de trouver quelqu’un qui serait attentif à ses besoins et qui lui présenterait plusieurs options plutôt que de la pousser vers une avenue qui ne lui convenait pas. Même si elle n’était pas une épargnante d’expérience, elle connaissait tout de même un peu le domaine des finances. Aujourd’hui, neuf ans après leur rencontre, Lily et M. Broetz débattent toujours amicalement de la composition de son portefeuille : pourcentage d’actions étrangères et canadiennes, de titres à revenu fixe et d’actions. Enfin, M. Broetz veille également à ce que les placements de Lily soient toujours éthiques, comme elle le souhaite.

« Je ne me sens pas forcée de faire quoi que ce soit, affirme-t-elle. Il est vraiment attentif à mes besoins. Il me fournit tous les renseignements dont j’ai besoin, sans pour autant m’inonder d’information. »

Marvin, quant à lui, est très satisfait du travail de ses conseillères; elles sont à l’affût de ses besoins et savent faire des placements hautement rentables. « Elles font preuve d’enthousiasme, sont à l’écoute et très efficaces », dit-il, en mentionnant aussi qu’elles l’ont aidé en matière de planification successorale, une tâche nécessaire, mais souvent mise de côté.

« Bien qu’il ne soit jamais trop tard pour profiter de l’assistance d’un bon conseiller , les avantages qu’on peut en tirer sont encore plus importants lorsqu’on le trouve tôt dans la vie, soutient Broetz.

Je pense que les gens ont peur de s’en remettre à un seul conseiller. Mais lorsque vous trouvez celui qui vous convient, vous devez lui accorder votre confiance et élaborer avec lui un plan solide. Toutefois, même si un conseiller dévoué et attentif peut grandement vous aider, il ne peut pas faire de miracles. Plus vous attendez avant de le rencontrer, plus il sera difficile de planifier votre retraite. S’enrichir petit à petit, c’est tout simple. Même si c’est un peu ennuyeux. Alors, pourquoi remettre à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui? »


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